Tourisme du futur #1 : Voyage en tube à 6500 km/h

ET3, une compagnie américaine souhaite développer un système de tubes sous vide et d’aimants supraconducteurs qui redéfinirait entièrement notre manière de voyager. Alors qu’il faut aujourd’hui compter 8 heures pour faire un Paris – New-York, il n’en faudrait plus que 2 avec cette technologie révolutionnaire !

Les compagnies aériennes auraient-elles du souci à se faire avec ce nouveau concept de transport des personnes qui permettrait de voyager à 6 500 km/h ?

Si l’on part du principe que la plupart d’entre nous ne voyage pas en première classe et que l’on se retrouve donc généralement encastré dans un siège assez inconfortable des heures durant, que la large sélection de films à la demande n’arrive pas à nous faire oublier que le sang ne circule plus dans nos jambes pliées en quatre sous le siège du voisin de devant, il y a fort à parier que n’importe quel moyen de transport qui nous permettrait d’écourter le calvaire rencontrerait un franc succès.

Ce projet ambitieux s’appuie sur une technologie qui n’est pas nouvelle : la sustentation magnétique. Elle est en effet déjà utilisée notamment par le train le plus rapide du monde, le Maglev, qui est expérimenté au Japon et permettant d’atteindre une vitesse record de 581 km/h. Concrètement ce train exploite les forces magnétiques pour se retrouver en lévitation au-dessus des rails limitant ainsi les frottements et permet à la fois d’aller plus vite mais aussi d’éviter les déraillements. ET3 propose de reprendre cette idée de lévitation magnétique mais de l’appliquer à un système de capsules hermétiques propulsées dans un tube sous vide.

Étant donné que les capsules ne seraient pas en contact avec les parois, les frottements et la résistance de l’air seraient nuls et réduirait considérablement les coûts de mouvement. Les capsules de 1,5 mètre de diamètre devraient transporter six personnes et ce mode de transport serait nettement moins polluant que les avions et 50 fois moins coûteux que les voitures ou les trains. Le premier modèle devrait être testé en 2013 sur une vitesse estimée entre 600 km/h et 1 000 km/h et dans une version de tubes pas tout à fait sous vide mais simplement avec une pression atmosphérique réduite.

Pour vous faire une idée plus précise, regardez la vidéo de présentation réalisée par la société américaine ET3 :


Est-ce que l’on a une chance concrète que ce projet voit le jour dans le futur ?

Les doutes subsistent pour multiples raisons. Tout d’abord les coûts d’infrastructures sont énormes et la construction de tubes aériens ou souterrains est un défi qui semble peu réalisable. On se souvient tous de cette fausse publicité qui annonçait l’ouverture d’un tunnel sous l’atlantique pour rejoindre le continent américain. Rappelons que le tunnel sous la manche ne mesure que 50 km… Il faudrait donc plutôt profiter du projet Russo-Américain de tunnel sous le détroit de Béring prévu pour 2030.

D’autre part, la sécurité des passagers ne pourrait, selon certains scientifiques, être garantie dans un environnement sous vide avec des vitesses aussi élevées. En cas d’incident de dépressurisation des cabines, les passagers ne survivraient que quelques secondes (ah non ne me repassez pas cette scène horrible de Total Recall). Un masque à oxygène ne pourrait permettre la survie des hommes que s’il y avait moins d’air et non un vide total.

Malgré toutes ces problématiques qui ne semblent pas encore avoir trouvé de solutions, l’inventeur, Daryl Oster, a déjà vendu plus de 60 licences pour son système de transport de tubes sous vide dans 6 pays dont la Chine qui semble particulièrement séduite par le projet.



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Un commentaire sur “Tourisme du futur #1 : Voyage en tube à 6500 km/h”

  1. Paul dit :

    Cette idées n’est pas nouvelle!!

    Souvenez vous de SwissMetro. Taper le sur internet.

    Ce projet est le même qu’un projet pensé par le passé en Suisse, ils voulaient relier Zurich à Genève, les meilleurs ingénieurs du monde Français, Allemand, Suisse… y ont participer et y participe encore actuellement.

    Je pense que copie une idée connue depuis longtemps en Europe, c’est plus ce la petter que autre chose.

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